Info Sport
janvier 15, 2008 8:00 InfoYAMAHA MOTOR FRANCE MET LA SAUCE
En organisant une conférence de presse pour annoncer le programme compétition de Yamaha Motor France, Jean Claude Olivier a renoué avec une tradition quelque peu délaissée ces dernières années. Mais l’importateur français a décidé de renforcer son investissement sportif pour la saison prochaine, choix que JCO a justifié en ces termes : « Avec la compétition, il s’agit de faire naître l’étincelle. A l’intérieur comme à l’extérieur des entreprises. Il faut donner un autre sens à la vie. Le marché est difficile, mais il faut savoir oublier les « business plans » pour aller vers ce qui fait briller les yeux. Yamaha France s’investit dans la course car c’est une école de la vie ».
Superbike et junior team
La principale nouvelle, c’est le soutien apporté au team GMT 94 dans son engagement en championnat du monde Superbike, en plus du maintien du programme endurance. Sébastien Gimbert et David Checa vont disputer l‘intégralité du championnat au guidon de R1 chaussées de Pirelli (fournisseur exclusif du SBK), une machine et des pneus qu’ils utiliseront également en endurance. Pour les épreuves de 24 heures, c’est l’Anglais Steve Plater qui complètera l’équipage. L’autre nouveauté, c’est la création d’un junior team. Placé sous la responsabilité de Martial Garcia (MG compétition), il permettra au tout jeune Loris Baz (15 ans) de disputer le cht d’Europe Superstock 600 et à Sylvain Barrier le Superstock 1000. Tous deux participeront également au championnat national dans leur catégorie respective.

Présence tous azimuts
YMF apporte également son soutien aux teams Moto 38 et Acropolis en endurance, à Serges Nuques dans le championnat de France des rallyes routiers ainsi qu’à Peter Polesso en Promosport et Antony Dos santos en SBK france.
Côté Enduro, Yamaha France sera présent aux côtés de Marc Germain (3è du mondial en 2007) et Johnny Aubert), de David Frétigné en championnat de France E2, mais aussi de S. Peterhansel (pour une participation à quelques épreuves classiques), A. Demeester (le Touquet), Y. Demaria (avec un programme de 3 courses en MX1 et 3 en MX3 plus le Touquet) et P. Paget. Bien que ne partiicipant pas officiellement au Dakar, Yamaha apportera une assistance aux privés engagés au Dakar par le biais du team HFP off road. N’oublions pas le quad avec Romain Couprie et Grégory Lassaigne.
YMF a également renouvelé son soutien à plusieurs initiatives de formation et de perfectionnement (les écoles de Philippe Monneret, Dominique Sarron, David Hauquier, et S. Guidetty) et sa participation aux Percigônes, un centre basé près de Lyon qui assure l’initiation des jeunes au deux roues.
3 questions à Christophe Guyot : « D’autres auraient reculé, nous on y va »
Après le Mondial Supersport, voilà le GMT engagé en Superbike. Une nouvelle marche à gravir, et pas des moindres ?
C. G. :« Ma décision fait suite à l’engagement de Flamini, le promoteur du SBK Mondial, à la fin 2004 qui m’avait promis une aide si nous terminions dans les 10 premiers en 600. En juillet dernier, il m’a donc fallu prendre une décision. A ce moment, je n’avais comme certitude que la possibilité d’aligner le proto d’endurance et le mulet. Rien d’autre. Mais je me suis lancé. Le SBK va booster l’endurance. Notre présence en Superbike nous ouvre de nouvelles portes et nous amène de nouveaux partenaires techniques qui vont nous permettre d’optimiser notre matériel ».
Le Superbike devient donc la priorité du GMT 94 ?
C.G. : « Non, pour nous, la priorité va rester l’endurance. On va démontrer que les deux courses de 24 heures sont du Superbike, et que c’est le talent des pilotes qui prime sur tout le reste pour décider de la victoire. En plus, je tiens à rester fidèle aux deux épreuves françaises de 24 heures, car elles sont symboliques pour moi. Elles permettent d’associer les pros et les amateurs, ce qui est devenu très rare dans le sport moto. Or, vous savez que je suis très attaché à ces valeurs ».
2008 est à considérer comme une saison d’apprentissage ?
C.G. : « On a l’ambition d’être bons en SBK, tout en sachant qu’il va nous manquer plein de choses pour se battre devant, comme l’antipatinage dont on sait à quel point c’est devenu un atout technique essentiel. Par contre je pense qu’il y a quand même moyen d’entrer dans les 10 meilleurs teams. Nos pilotes sont habitués à rouler avec des pneus dégradés ce qui devrait être un avantage. Il n’en reste pas moins qu’on part dans des conditions précaires. Au Qatar pour la première épreuve, on n’aura pas de moto de secours ni de moteur d’avance. Des conditions qui auraient fait reculer plein d’équipes, mais nous on y va ».


