[Humeur du jour] Grève des taxis – 6 février 2008
février 7, 2008 11:26 Humeur du jourTU PEUX TOUJOURS GREVER !
S’il y a bien un jour où l’on est heureux de rouler en deux roues, c’est un jour de grève. Alors quand les taxis manifestent contre le rapport Attali (pourtant si bien expliqué sur le site d’information Rue89.com) et bloquent « les aéroports, le périphérique et les autoroutes », comme le disait à l’antenne de RTL Christian Delaumel du syndicat des artisans taxi hier encore, nos « tire-bouchons » à deux roues (ou trois) nous rendent fier service. Ceci donne également lieu à quelques aventures… C’est d’ailleurs en ces jours de grève (ou juste avant) que les ventes de 125 cm3 grimpent en flèche, que la selle passager rend service et que l’on retrouve toute sa mobilité. A MOTO2, nous le savons tout aussi bien que vous, le deux-roues est une solution idéale pour se déplacer dans les grandes agglomérations encombrées. L’édito du n°214 de février 2008 le rappelle d’ailleurs à juste titre. Alors que les interminables files de voitures bloquaient les grosses artères de la capitale, je me suis ainsi rendu sans difficulté à la rédaction (20 km environ), et en suis revenu à rythme certes modéré, mais à la fois sans encombre et surtout en un temps record compte tenu des circonstance (30 minutes environ dans 15 kilomètres de bouchon). L’occasion pour moi de remarquer au passage le travail des forces de l’ordre, veillant toujours à notre sécurité et à notre bien être… A l’échangeur de Velizy (un modèle d’insécurité et de dessin artistique s’il en est), nos amis de la maréchaussée veillaient au grain ! Et garde au moindre écart de conduite du moindre mouton en deux ou quatre (voire trois) roues. Si, las de subir les humeurs des taxis accrochés à leur monopole et désireux de ne pas payer l’éco-taxe, ou encore si las de bouchonner depuis des heures vous tentiez de franchir un zébra, une ligne blanche pour échapper à la catastrophe, à la pollution, au stress, ces derniers vous arrêtaient illico et vous mettaient au repos à grand renfort de papillon vert… Fatalement, avec un gyrophare bleu, on roule mieux. Alors sur mon petit 125, que vous découvrirez dans le n°215, je respectais les lignes et parvenais à échapper à la masse agglutinée là par nécessité et par « choix », lorsqu’enfin la route se libérait presque miraculeusement. Juste avant les quelques virages de la N118 et la plongée vers Boulogne-Billancourt, c’est gaz en grand et petite musique légère en tête que je descendais prestement… Bientôt rejoint au feu par d’autres collègues motards et scooteristes, dont un en GTR 1400 qui attirait mon attention (elle est aussi l’objet d’un comparatif dans notre n°214, définitivement d’actualité). Surprise, nous nous reconnaissons entre collègues journalistes. Une poignée de main et quelques petits mots plus tard, nous repartions chacun sourire aux lèvres, tout amusé de la rencontre, et surtout d’avoir si bien roulé. Ce matin à la radio, nous apprenons qu’il suffit de paralyser les grandes villes pour obtenir gain de cause et faire ployer le « grand prometteur ». Le rapport Attali est enterré sur ce point là, paix à son âme. Plutôt que de manifester dans les rues, il semble donc que pour obtenir gain de cause, il faille simplement manifester sur la route et impacter des millions d’usagers. Un manque à gagner pour les radars ? Pour les stations service ? Voici donc une idée à retenir… Si vous n’avez pas la chance de disposer d’un deux-roues pour vous rendre au travail, si vous avez une navette à faire entre un aéroport et une grande ville, si pour vous « fini le stress de la circulation et la mauvaise humeur », le site motoservices.com regroupe tous les artisans taxi-moto sur cette page : annuaire taxi moto et scooter. Une solution rapide et efficace, mais un peu plus chère pour rendre la vie plus facile en ville. Au moins, les motards taxi ne font pas grève, eux. Crédit Photo : rue89.com – Dario Pignatelli/Reuters
