[Humeur du jour] Les péages à moto, c’est pas rigolo…
juin 11, 2008 9:01 Humeur du jourAPRR ET MOTO : GAGS A GOGO
APRR ? Les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, vous savez, ces grandes lignes droites absolument parfaites et sécurisées qui sont devenues de véritables pompes à billets (essence, péages, radars et j’en passe). Et bien nous les avons « essayées ». Tout d’abord dans le sens Paris Besançon (A5), puis dans le sens retour (A6)… Conclusion ? Soit on n’est pas doués, soit il y a encore du boulot au niveau des péages « automatiques »… Voici donc un petit retour d’expérience sur fond d’essai moto (à paraître dans MOTO2 219).
Les essais moto ne sont pas toujours chose évidente niveau logistique, surtout quand il faut faire vite et loin (et toujours bien, il s’entend). Que ce soient les ravitaillements (plusieurs motos, remplissage optimal des réservoirs, relevés de consos etc.) ou mieux encore les péages, tout est question d’organisation. De ce point de vue, nous pensions être rodés, mais nous n’étions pas au bout de nos peines. Le principe du passage d’un convoi de motos au péage est simple : à l’entrée, le porteur de la carte de crédit (haute responsabilité !) fait passer chaque moto et prend son ticket ; à la sortie, il donne chaque ticket au monsieur/à la madame, paye et fait passer chaque moto. Simple et efficace.
OUI MAIS…
Oui, mais nous vivons une époque formidable où l’on essaye d’éviter le travail pénible des guichetiers/guichetières d’autoroute en les remplaçant par des automates (qui a dit que c’était pour gagner encore plus, qui ?). Beaucoup moins causante ou flexible, la boîte à bouton unique… Une fente pour le ticket, une pour la carte, un reçu, emballé c’est pesé, pas un bonjour ni un merci, ni même encore un sourire, on aime. Déjà que l’autoroute est devenu une plaie, si en plus on n’a plus à la sortie le plaisir d’ouvrir l’esprit et la bouche, on est mal partis… Bref. Premier péage, nous nous retrouvons à l’unique sortie « mécanique »… Rien n’indique un tarif moto, sous l’œil apathique de la caméra de service (oh surveillance bien aimée), nous entrons un ticket… pas de tarif moto indiqué… quelques minutes de réflexion et une bonne file d’attente plus tard, le portail reste ouvert… On passe à deux histoire de… Et là comme par magie, alors que nous avions été laissés livrés à notre déconvenue, une voix d’outre monde nous parvient aux oreilles : « mais qu’est ce que vous faites ? Il faut payer, c’est automatique ». Non d’un petit bonhomme, ils ont enfermé le caissier dans la boîte ! On n’a pas de bouton pour lui parler, mais en bon cyclope, il nous observe de son unique iris et veille au g(r)ain… Le portail est censé détecter une moto, lui appliquer le bon tarif, lui ouvrir la barrière… On le saura pour la prochaine fois. Le monsieur automatisé nous fait les manips à distance, on paye à distance et… On reprend de la distance.
VIVE LE TOUT AUTO
Forts de cette expérience, nous nous présentons à l’entrée suivante de manière organisée… Celui qui paye devant la borne, celui qui doit passer à côté. Premier ticket, premier passage OK, et la barrière reste ouverte… Oups. Pas de bouton, pas de voix pour nous aider et cette fois-ci aucune aide. Commence alors la danse du portail d’autoroute. On passe à pied, en poussant une moto, en en mettant deux sur la sonde… etc. Rien n’y fait. Quelques longues minutes plus tard, c’est finalement la voiture du photographe qui trouve la solution. Elle passe, ferme la barrière, on prend le ticket suivant, la barrière se rouvre, elle revient en arrière… 3 fois de suite et devant le regard médusé des autres usagers bloqués par notre manège désenchanté. Borne de m…e !
CONCLUSION HÂTIVE ET NON OBJECTIVE
On pourra dire ce que l’on veut, mais l’humain a du bon… En nous livrant à la machine et à l’appât du gain, on fait une croix sur le service et on exclut toute erreur de manipulation ou de compréhension. On n’est donc pas tous égaux devant la machine, et si l’erreur est humaine, que dire de l’interprétation du robot ? Nous sommes entrés dans un monde de lois, où l’on ne retrouve aucune flexibilité. Les autoroutes sont devenues une véritable machine à fric, un tiroir caisse géant dans lequel « tous » trouvent leur intérêt, sauf bien entendu l’usager devenu consommateur. Premiers à le constater, les motards…
CONCLUSION OBJECTIVE
Tentez votre chance au péage moto des APRR ! Une vraie roulette française. Si le « portail » détecte bien la moto, tant mieux, sinon… Bref, si vous roulez en groupe, restez bien espacés les uns des autres, payez indépendamment… Ou envoyez un éclaireur piéton. En cas de blocage, l’aide d’une tierce voiture ne sera pas de trop… Bon courage. Déjà que les péages à moto n’avaient rien d’amusant, entre le ticket à garder sous la main, en bon état, etc. et la carte de crédit à retrouver dans une petite poche… Voici maintenant une difficulté supplémentaire. Une raison de plus de prendre les itinéraires Bis ?



11 juin, 2008 à 13:33
Une autre solution pour évitez les tickets et autres manipulations de CB … le télépéage …
Avec les promos d’avant l’été il est possible d’avoir le badge gratuit pour quelque mois (pensez juste à le rendre à temps)…
J’ai testé l’an dernier c’est nikel … MAIS (il en faut bien un ) cela nécessite de passer à une caisse hybride automate « T » et personnel dedans … c’est le « péagiste » (???) qui indique le type de véhicule (auto/moto/camion) …
évidement ça ne règle pas le problème « groupe » et bornes « tout automatique ».
15 juillet, 2008 à 15:08
Approbation pour votre article sur les péages automatiques de APRR qui posent des tas d’ennuis à tous les usagers qui restent bloqués sans aide humaine,créant des files d’attente insupportables et très crevantes surtout pour les motos.Cela m’a valu un P.V. pour avoir été obligé de passer par la voie à badge « liber T » derrière une voiture,étant bloqué depuis plus de 30 minutes par une voiture dans la seule voie de péage à payer automate .Ayant contesté ce P.V. arrivé par La POSTE,acceptez-vous de m’apporter votre soutien lors d’une convocation devant le Juge de Proximité de DIJON,par vos témoignages évidents et faire une pétition générale devant ce scandaleux « »piège à cons »".Merci d’avance…
24 janvier, 2010 à 05:41
[...] en l’absence de présence humaine, le système sensé reconnaître les types de véhicules, fonctionne mal. Si bien que leur article dédié aux difficultés logistiques entourant les comparos motos, semble [...]