[Humeur du Jour] Carton rouge : CRS Ile de France – Méfiance…

2:14 Humeur du jour

CA N’ARRIVE PAS QU’A VOUS…

PV contesté, contestableIl y a des jours où l’on se demande où l’on va. Non seulement d’une manière « philosophique » (qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’ère ? etc.), mais également d’une manière plus terre à terre, tout simplement sur la route. Hier, alors que j’étais en chemin pour rapporter une moto chez son importateur en passant par un itinéraire encore inconnu, je me suis retrouvé confronté à une situation cocasse impliquant deux CRS… Je vous laisse apprécier le résumé de « l’affaire », et en profite pour vous mettre en garde : même quand on a raison, avec eux, on a tort… Et ce n’est qu’un début.

Infra dangereuse et piège à gogo

Avant toute chose, non, je ne cherche pas à me justifier ni même à me défendre ou me poser en victime. Je parle avec humour et distance, respect et considération d’une situation réelle et vécue. Non, je ne suis ni parano, ni de mauvaise foi, et je n’ai surtout pas peur d’assumer mes actes, ce qui ne saurait être la cas de tous, nous allons le voir. Je cherche juste à rétablir quelques vérités et à vous donner au passage quelques conseils avisés quant à l’attitude à adopter vis à vis de certaines « dérives ».

Alors que je sortais du parking de la rédaction au guidon d’une hypersportive d’essai, j’emboitais tranquillement le pas à deux motos blanches à gyrophare, « CRS replica ». A ma gauche, une FJR 1300 en MEZ6, à ma droite, une BMW en pilot Road. J’appréciais au passage un nettoyage du pneu sur sa totalité, et enviais presque la tenue décontractée des fonctionnaires de Police, bras nus et petite chemise blanche immaculée, lunette de soleil et casque modulaire ouvert… Respect, vous au moins, vous avez de l’air et l’air cool, moi j’ai l’air « coule » et j’ai chaud sous mes protections diverses. Suant à grosses gouttes dans mon casque intégral et mon blouson dont je regrettais déjà la doublure hiver (mais les nuits sont fraîches et le temps tellement variable). Comme à mon habitude (si, si), je roulais donc tranquillement (50 en agglo, guère plus, avec tous ces feux et ce monde, à quoi bon plus ?) et sous bonne escorte sur le Boulevard du Général Leclerc, à L’Haye les Roses, direction A6/A10. Dernier feu avant la rocade d’accès, autrement dite « voie d’accélération », je pars devant au vert, fort de la réponse immédiate de la moto (50 max toujours, je ne suis ni fou, ni joueur, ni tout à fait couillon), puis m’engage sur la droite, clignotant, contrôle, RAS, j’y vais. Broap. Une bosse me surprend en pleine courbe, « tiens, ça pourrait être dangereux ça, à vive allure », je lève les yeux, le panneau de signalisation indique une limitation à 70, je contrôle le compteur, 68 (yes, suis bon, c’est donc bien potentiellement dangereux !), je me retourne pour vérifier l’angle mort et l’approche de véhicules sur la voie principale, je mets le cligno gauche, jette un bon coup d’œil dans les rétros (tiens, les CRS arrivent), rien derrière, les conditions sont optimale, je m’insère tranquillement en fin de voie d’accel devant une voiture peu pressée. J’avais bien aperçu lors du précédent contrôle les CRS dans le rétro, mais à chacun sa peine, n’ayant absolument rien à me reprocher (sauf peut être des dents mal soignées et l’absence de déjeuner), je m’imaginais filer calmement à mon rdv de rendu moto, quand un CRS me rattrape (tiens, qu’est-ce qu’il y a encore ?) et me demande de le suivre. 30 km/h sur l’autoroute pour suivre l’individu, je serre les fesses (sont fous les gens, ils roulent de plus en plus vite et de moins en moins bien, surtout en ce moment), et rallie notre arrêt programmé : une aire dégagée, mais au revêtement hasardeux et truffé de perce pneu. Je reste calme, ils veulent sûrement profiter de la moto et discuter, comme c’est souvent le cas.

L’Homme en blanc met la main paume serrée au casque (ça doit vouloir dire bonjour…), et cet être venu d’ailleurs me salue à sa manière en retour à mon bonjour (paume sur le front):

Lui :  » Papiers du véhicule et permis de conduire »

Moi : « Pardon ? Avez vous un motif pour m’arrêter ? Pouvez-vous me dire ce que j’ai fait ? »

Lui : « Ah, monsieur fait le malin, c’est une obstruction à la Justice, ça donne lieu à une interpellation, ça… On passe à la vitesse supérieure ! »

Moi : « Euh, non, je demande juste ce qui motive de me faire arrêter »

Lui, main sur les menottes : « Ah, c’est un refus de présenter les papiers, très bien, je sévis »

Moi : « Non monsieur, les papiers sont là, je les ai entre les mains, mais vous ne m’avez pas laissé le temps de vous les donner, et j’aimerais savoir ce que vous me reprochez… »

Lui : « Je vois, moOossieur fait le malin (bis), on voit bien que vous avez l’habitude de ce genre de situation ! » Si ce n’est pas un préjugé, ça, je n’y connais pas me dis-je en mon for intérieur.

Moi : « Je vous demande pardon ? » Pour info et entre nous, cher lecteur, J’ai 12 points sur le permis et ne me suis jamais fait arrêter que deux ou trois fois en plus de 12 ans de permis…

Lui : Pas de réponse, puis « Vous roulez trop vite, j’ai presque dû faire frotter les repose pieds pour vous rattraper ! »

Moi : « Là, ce n’est pas possible, ça, je ne peux pas rouler trop vite. J’ai fait tous mes contrôles, ce virage est dangereux, je ne peux pas le passer bien vite, et qui plus est, j’ai vérifié le compteur, je n’ai pas dépassé le 70… C’est limité à 70, non ? »

Lui : « C’est plus fort que Vous, Vous ne pouvez pas vous en empêcher, Vous savez que Nous sommes derrière, mais ça ne vous dérange pas. »

(très louche, ce « Vous » qui en dit très long sur les raccourcis pris par mon intercepteur…)

Moi, de plus en plus sceptique :  » Ah si, je sais que vous êtes derrière, raison de plus pour rouler comme je roule habituellement, et je connais suffisamment les CRS et la Police pour savoir que vous n’avez rien à prouver… Mais je roulais normalement. »

Lui : « Non moOoossieur »

Moi : « Si… »

Je vous passe l’échange de cour d’école, mes demandes de justifications et de preuves, la seule réponse que j’aie pu obtenir étant : « c’est moi qui ai raison, parce que je le dis » etc. Je tourne en rond, prends le téléphone, moment détresse et solitude, j’ai besoin de parler, de comprendre…

Suivent des menaces de la part du fonctionnaire « Si vous n’êtes pas content, vous aurez l’occasion d’en discuter avec le Procureur de la République lors de votre jugement… etc. »

Jugé ? Pour qui par quoi comment pourquoi ? Ah, on parle justice… Tiens, mais au fait, à MOTO2, on un avocat… Remy Josseaume… J’appelle…

Moi : « Ne bougez pas, j’appelle mon avocat, on va bien voir… Mais au fait, que me reprochez-vous au juste »

Lui : « Vous verrez bien, ce sera consigné sur le PV »

Moi : « Mais vous êtes de quelles compagnie, au fait ? »

Lui : « Ce sera sur le PV ! »

Moi : « Ok, mais dans la case infraction, qu’allez vous marquer ? »

Lui : « Bon, vous ne parlez plus, c’est mieux… »

Vu le niveau du « dialogue »… S’ensuit alors un changement de dimension. Le binôme de mon futur « tortionnaire » (<- la douleur du Pv, vous connaissez ?? La montée de déplaisir d’avoir votre sort entre les mains de quelqu’un qui ne veut rien entendre, veut vous en mettre une, sait qu’il peut le faire, mais ne trouve pas le motif ??) prenant jusqu’à présent grand soin de regarder ailleurs et de se faire oublier, sort un tube de crème solaire, se badigeonne les bras… le visage… Bonjour la crédibilité, pendant qu’il y en a un qui me savonne, l’autre se pommade… Y’a pas, c’est beau…

Remy injoignable (on devrait tous avoir dès à présent un numéro d’avocat sur soi…. Un métier d’avenir avocat, surtout dans le droit routier… et dans la bavure…), je regrette de ne pas avoir sur moi le Hors Série Juridique MOTO2

Au final, et après moult délibérations, changements d’avis et retournements de cas de figure, je me retrouve verbalisé pour « circulation d’une motocyclette à une vitesse excessive eu égard aux circonstances. Virage dangereux. Visibilité insuffisante. R413-17 du code de la route. » soient 90€ à payer sous les trois jours, sous peine de mise à mort immédiate (je plaisante – enfin presque -), c’est que 90€ le droit de rouler normalement, ça fait ch(i)er et qu’on n’a pas tous les moyens de boucler le mois ensuite…

PV CRS

En plus de me brimer, on veut m’affamer ? Mais que reste-t’il des petits plaisirs de la vie ??? Enfin, la « chose » suit son évolution et après la remise du « diplôme », le moment de la douloureuse séparation.

Moi : « Permettez-moi de vous dire que vous faites une boulette… »

Lui : « C’est un outrage à agent ça !! Je vous verbalise »

Moi : « Non, c’est une boulette… »

Petit au revoir de la main, première, et (gentil) gaz, après tout, c’est limité à 90 ici et compte tenu du fait qu’on tire du PV à (pas de) vue ici, je vais y aller progressivement, à 90…

Les Faits

Revenons rapidement sur lesdites circonstance. Température extérieure : de quoi rouler en chemise et un bon 30° minimum à l’ombre, 50 sous le casque… Conditions de route : route on ne peut plus sèche. État de la route : mis à part la bosse en courbe, un revêtement normal et à bon grip, pas de gravillon, pas de trace d’huile, pas de trace de gasoil. État de la circulation : aucune voiture engagée sur la voie d’accès devant moi, trafic fluide sur l’autoroute et tout ce qu’il faut de place pour m’insérer sans danger, la preuve… État mental : Zen et prudent.

A la notion « Virage dangereux« , je répondrais ceci : tout virage peut l’être, tout dépend de la manière dont on le prend… Doit ont supprimer tous les virages, puisqu’ils sont par nature dangereux, quelle que soit la vitesse ? Ce à quoi je rajouterais dangereux pour qui ? Dangereux comment ? En attendant, pas de la manière dont je l’ai négocié… Soit avec prudence et anticipation, et à allure adaptée.

A la notion « Visibilité insuffisante« , je répondrais simplement la chose suivante : Mensonge. Qui plus est à la vitesse légale et fixée en conséquence, et comme je ne l’ai pas dépassée… Pour preuve, j’ai pu saisir tout mon environnement et en tenir compte, y compris de l’apparition des CRS dans le rétro. Par contre, une chose est sûre : la prétendue infraction n’a pu être constatée de visu, les CRs n’étant pas derrière moi au moment de la négociation. Le ressenti du CRS verbalisateur est donc du ressort de l’appréciation personnelle et subjective, elle même liée à ses propres sensations ressenties sur son propre véhicule.

J’ai peut être eu le culot de dire qu’il ne fallait pas comparer une Hypersport 1000 et une FJR 1300 toutes deux en 106 cv en terme de garde au sol, de reprise et de manière de prendre une courbe, surtout celle-ci… J’ai peut être eu tort de savoir conduire, contrôler et maîtriser mon véhicule. J’ai sûrement eu tort de contester une décision inique (ça marche aussi en deux mots) édictée par un super citoyen, alors que je ne suis que simple citoyen… Quant à dire que je sais mieux que d’autres qu’entre les impressions et la réalité, il y a nombre de faux-semblants, surtout en ce qui concerne la vitesse, en fonction de la moto sur laquelle on se trouve, j’en suis sûr. La preuve par l’image dans tous les magazines moto. J’ai sûrement tort d’avoir une tête à claque, ou des poils au menton… Mais le pire de mes torts, ce devait surtout d’oser chercher une explication rationnelle. Que voulez-vous, j’ai toujours aimé comprendre, savoir et analyser… C’est sûrement pour cela également que j’ai choisi ce métier. Qui plus est, j’aime la vérité et le bon sens… Alors, mon cher agent, peut-on revenir sur une erreur d’interprétation ? Je l’espère, sinon vous/nous ne serions plus que de simples robots porte monnaie (l’un débiteur, l’autre créditeur). La conduite fait intervenir des facteurs humain, qu’on le veuille ou non. La suite bientôt…

Questions

Alors je me pose de nombreuses questions, que je me posais déjà au moment même de ma verbalisation. Quelle crédibilité donner à un professionnel qui se trompe éhontément, (se) ment et refuse d’admettre une évidence ? Je suis en effet en mesure de reproduire toutes les conditions de l’infraction et de prouver le tort de l’agent. que peut-il argumenter, pour sa part ? Un serment ? Que ce soient pour des raisons mécaniques, physiques et biologiques, le retard (et la distance) mise entre nos véhicules est explicables, de même que nos ressentis différents. Quelle est donc la part d’objectivité de l’agent ? Quelles sont ses réelles motivations, que l’on aura sûrement devinées à ses propos ? Se payer un gars en sportive avec une tête qui ne lui revient pas ? De l’aveu même des praticiens du PV, les critères de jugement pour l’attribution d’une « facture » sont les suivants : personne désagréable (Gloups), plusieurs infractions commises, une grosse infraction. Je pense rentrer dans la première catégorie, pour oser me « défendre », avoir une drôle de voix et ne pas savoir m’énerver… C’est ce que l’on appelle de la discrimination sélective ça, non ? Un délit de sale gueule, il me semble même, mais ça… Je n’y peux rien. Oui, je peux être insupportable… Mais jamais à dessin… Et toujours avec le sourire et le respect.

Justice doit aussi rimer avec Justesse. Si elle est aveugle, comme ce semble être le cas présentement (rapport à la visibilité et aux circonstances prétendues, obligatoirement supposées, du moins déduites et quoi qu’il arrive au mensonge produit, on n’a pas dit que cette justice là était muette), si nous, simples citoyens dans les clous pouvons nous faire « pruner » pour n’avoir pas eu la chance, l’occasion ou la simple tolérance de prouver que l’on n’est pas en tort, d’avoir eu une attitude qui n’aurait pas plu, où va-t-on ? Liberté chérie, j’écrirais ton nom (en bas des PVs et des lettres de contestation). J’ai maintenant des comptes à rendre, des justifications à donner, des courriers à écrire (un de Contestation et une au Commandant du peloton de CRS) et j’ai eu le plaisir d’apprendre que mon CRS verbalisateur avait fait un rapport sur ma personne… Je l’en remercie et je n’attends maintenant plus qu’une chose : une confrontation entre gens de bonne intelligence. Nous ne sommes pas dans une cour d’école… Et les « c’est moi le plus fort » n’y changent rien. Le chemin pourrait être long, mais il est une chose qui est sûre, ce petit grain de sable pourrait bien ne pas en rester là. N’hésitez pas à nous écrire pour nous faire part de vos expériences et nous demander de l’aide.

7 commentaires

  1. guillaume a écrit:

    pour une fois que c’est pas moi tu va pas te plaindre non plus lol !!!!!
    Et puis faut pas leur en vouloir de pas savoir rouler !!!
    Aller gros gaz !!

  2. Grum a écrit:

    Ben mon gars…t’as pris cher pour si peu de choses! C’est tellement plus simple de verbaliser un mec sur une hypersportive qu’un automobiliste avec le portable au volant ou roulant sur la voie de gauche, surtout à deux pas de l’autor’. La France est un pays de cowboys…à qui la faute?!
    Bientôt, on nous arrêtera avec le pétard, on nous mettra les menottes et on aura droit au même service que les délinquants (les vrais!)
    Douce France…

  3. guillaume a écrit:

    Juste pour information on a deja le droit au menottes et a la matraque ( j ‘ai tester pour vous ) lol !!
    Il appelle sa une bavure je croit !
    Mais le petard pas encore !!! Sa va venir !!

  4. Rel22 a écrit:

    Voilà un grave problème qui nous concerne tous (même les non motards ! ;) ) : Le représantant de la loi est plus fort que le citoyen , car sa voix , par principe vis à vis de la justice , dit la ‘vérité’ .
    De telles dérives arrivent de plus en plus souvent , à des personnes qui ont déplues à (cetains de ?) nos représentants de l’ordre . C’est très préocupant , très grave : en un mot : INJUSTE

  5. bnoeat a écrit:

    Sache petit scarabe que nul n’est irréprochable dans sa tache, console toi en te disant que tu as ce privilege de narration que nous n’avons pas tous.

    l’injustice , un bras armé aveugle d’un pouvoir pas toujours controlable !!

  6. lb a écrit:

    Dans le même genre et pour conforter l’idée que certains policiers se prennent vraiment pour des cow boys.
    Voilà 13 ans que je fais du scooter dans Paris, mais bon, pour une fois, je n’étais pas à scooter, je promenais mon chien (en laisse, j’étais en règle!), vers 23h / minuit, comme tous les jours. Celà s’est passé il y a 3-4 ans.
    Alors que j’arrive à l’angle du boulevard de Charonne et de la rue de Bagnolet, je vois une voiture banalisée, tous feux éteints (si, si, même pas une lanterne) passer le feu rouge allègrement et s’engager dans le carrefour.
    Croyant avoir affaire à n’importe quel citoyen et me mêlant de ce qui ne me regarde pas, je commence à faire de grands signes, montrant le feu rouge et criant de faire attention.
    Descend alors de la voiture, un grand gaillard qui retourne ses scratchs sur sa veste banalisée et laisse apparaître les mots « police ». Il me demande quel est mon problème dans un ton genre « racaille », en me tutoyant. Je lui indique sans me démonter qu’ils avaient grillé le feu rouge, tous feux éteints, sans girophare, sans deux-tons, dans une voiture banalisée et leur démontre la dangerosité de leur action, sachant que la visibilité est réduite du fait des voitures en stationnement et des arbres cachant le carrefour.
    Là-dessus, celui-ci me demande mes papiers, que je n’avais pas évidemment, je ne vais pas les prendre pour sortir mon chien en bas de chez moi.
    Je lui demande alors son matricule puisqu’il me demande mes papiers, pour vérifier que j’ai bien affaire à un _vrai_ policier et lui indique que j’ai relevé le numéro de la plaque de sa voiture et que je ne manquerai pas d’écrire à qui de droit (je ne sais même pas à qui…) son comportement. Après une conversation dont je ne me rappelle plus le contenu, mais qui commençait à sentir l’alcool au fur et à mesure que le policier cherchait à m’intimider en s’approchant de moi, sa collègue arrive de derrière le volant, attrape le gaillard par le bras et lui dit « viens on y va ».
    Ils sont partis sans demander leur dû. Je pense qu’ils revenaient d’une soirée arrosée. Ce qui est encore plus terrifiant en les voyant conduire de cette manière.
    Vive les cowboys…

  7. Dav a écrit:

    mon dieu…

    autre fait divers… dans l’esprit !

    nous habitons sur St-Malo, en Bretagne, à l’année (j’entends pas là que nous ne sommes pas en vacances ou dans une résidence secondaire) et l’été nous avons droit à une surpopulation, puisqu’en station balnéaire… mais aussi à un renfort de sécurité urbaine avec les CRS… c’est une bonne chose car on manque de cycliste sur la digue… notez que c’est interdit d’aller sur la digue avec son chien mais aussi à vélo, roller etc… la plage est également interdite aux animaux l’été, ça peut se concevoir…

    nous prenons la voiture pour aller promener toutou (nous habitons en front de mer, interdiction d’aller sur la plage), au retour nous en profitons pour passer dans un fast food (drive) vers 22h30… une fois servi, nous n’avons pas le choix d’itinéraire car la rue est en sens unique…

    tranquillement, on approche du stop en contre bas… on roule au pas, le quartier ne permet pas de rouler vite, et ça descend fortement, on reste même en première… lorsque sorti de nullepart, 3 personnes de vêtement assez foncé s’agitent sur le bas côté, je ralenti et alors je devine que ce sont des CRS et me font signe de m’arrêter sur le bas côté… leur camion est placé sur une intersection sous des arbres… on ne voit rien… ils n’ont ni gilet fluo, ni lampe de poche… on ne les vois pas !

    lui : en s’approchant vers moi, limite agressif : « monsieur, les papiers du véhicule et votre permis »

    moi : « désolé monsieur, je n’ai rien sur moi, nous étions parti promener le chien, nous en avons profité pour passer au drive et on rentrait chez nous »

    lui : »il faut ses papiers sinon c’est 80 euros », il sortait sa souche tout en faisant le tour de la voiture, ses collègues à côté se foutaient de notre gueule et se marraient ouvertement en regardant ma femme à côté de moi…

    lui : « ennuyeux que vous n’ayez pas vos papiers. il vous reste combien de point sur votre permis de conduire ? »

    moi : « pardon ? »

    lui : « et votre chien là, vous avez les papiers ? c’est un bull terrier ? »

    mon chien était dans le coffre de la voiture et ne disait rien… sagement à attendre qu’on rentre…

    moi : « pas les papiers sur moi, il n’est pas concerné par la lois sur les chiens dangereux, c’est un Staffie… un bull terrier du staffordshire… groupe 3, les terriers n°… »

    lui : « oui, un bull terrier… catégorie 1… »

    moi : « bien non… c’est une race autre…  » je lui explique les 3 race de chiens s’approchant du nom du miens… après plusieurs répétition… il n’insiste pas…

    ma femme : « dites donc, vous nous reprochez quoi là en fait ? vous voulez en venir où ? » en se penchant coté conducteur…

    lui : « vous n’avez pas vos papiers… c’est verbalisable ! »

    ma femme : « oui, mais on peut vous les présenter, nous sommes en règle… d’honnête gens qui promène leur chien et ne font rien de mal… de plus, nous vivons ici, ne sommes pas en vacances, comme vous on travaille ! »

    lui : « vous venez du drive… bon… ça ira pour cette fois… circulez ! » en regardant ses collègues se marrer… il se marrait aussi lui… (on ne saura pas le pourquoi du comment…)

    en s’empressant de sauter sur l’auto derrière moi… deux petits jeunes dans une BMW blanche immatriculée 75…

    ils doivent y être encore…

    lamentable !

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