[Edito] MOTO2 224 – Un remède nommé moto

11:24 Edito

EDITO MOTO 2 224

Edito MOTO2 224Une petite confusion au moment de boucler le précédent numéro de Moto2, et les voeux de la rédaction qui concluaient l’Edito passent à la trappe. Je profite donc des derniers jours qui restent de ce mois de janvier glacial pour renouveler nos voeux et vous souhaiter une excellente année 2009.

Du soutien, il va nous en falloir pour affronter cette crise qui nous vaut chaque jour son fardeau de mauvaises nouvelles. Tenez, vous pouvez en ajouter une avec le prix facial de Moto2 qui passe à 4,10 €, dû à la hausse des coûts de fabrication et à une perspective de résultats publicitaires en forte régression. La crise, il va nous falloir vivre avec, essayer d’être futé pour en déjouer les embûches et ne pas tomber dans la déprime…Sans aller jusqu’à reprendre le refrain d’un petit groupe rock des années 80, à la carrière éphémère, qui scandait « la crise économique, c’est fantastique, la décadence c’est la bonne ambiance », il est important que nous puissions continuer à vivre notre passion et à aimer la moto en dépit d’un contexte difficile. La toute récente présentation à laquelle Yamaha a convié la presse pour découvrir ses nouveautés 2009 était l’illustration que la moto offre un large éventail de plaisirs possibles. Entre une R1 bourrée de technologie, raffinée à l’extrême, aux performances décoiffantes et au prix équivalent à plus de 12 mois de SMIC et une XJ6 deux fois et demie moins chère, quoi de commun entre deux machines aussi éloignées sinon les trois diapasons de l’écusson ? Je réponds, le plaisir. Celui lié aux sensations fortes offertes par une moto d’exception d’un côté, les joies simples, mais inoxydables, de sillonner un pays inconnu au guidon d’une moto sans chichis mais bien faite, répondant fidèlement aux demandes de son pilote de l’autre. Pour passer cette crise sans perdre le moral, il nous faudra sans doute faire le dos rond, accepter de revoir nos exigences à la baisse, nous montrer moins perméables aux modes, plus indifférents aux appels de la sophistication. Il nous faudra peut-être revenir à des motos moins chères si les finances sont à la baisse. Y’a pas de honte à ça. L’erreur, ce serait de renoncer à rouler si cela compte parmi les choses importantes de votre vie. Les constructeurs automobiles soutenus par l’état n’ont rien trouvé de mieux qu’inciter à la mise à la casse des voitures de plus de 10 ans pour essayer de relancer les ventes du neuf. Grotesque, ridicule venant d’une société qui se permet par ailleurs de vous faire la morale sur vos déchets domestiques. Les bagnoles âgées de dix ans marchent souvent encore aussi bien que les neuves et sont susceptibles de rendre encore dix années de bons et loyaux services à des tas de gens. Heureusement, les constructeurs de motos n’en sont pas réduits à ce genre d’extrémités. Les vieilles motos, on y tient trop, pas question de les mettre à la benne. Nous sommes nombreux à les utiliser, quotidiennement, y compris au sein de la rédaction de Moto2 comme vous le découvrirez en lisant nos pages « Nos amies les brêles ». Superbikes ou basiques, neuves ou âgées, qu’importe la bécane pourvu qu’elle donne la pêche et aide à passer une année qu’on vous souhaite excellente en dépit des circonstances.

Eric Maurice

Edito MOTO2 224-février 2009

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