[Humeur] SIV : 7 heures pour rien !
février 22, 2010 11:48 Humeur du jourLe nouveau système d’immatriculation des véhicules, le SIV, est censé marquer un progrès dans les démarches pour obtenir une nouvelle immatriculation. C’est vrai si l’on passe par un professionnel, qui facture le service 20 ou 30 Euros, moins si l’on fait la démarche soi-même. Explications.
Vendredi 19 février, je prends une matinée pour aller à la Préfecture du neuf-trois, Bobigny. Pas d’autre choix pour un habitant du 93, aucune antenne n’y permet la démarche, seule la Préfecture établit les cartes grises… entre autres !
8 h : arrivée sur le parvis de la Préfecture, il y a la queue, comme chaque jour.
8h30 : après 1/2 h de queue à l’extérieur, je franchis la porte d’entrée… et rejoins la file d’attente « cartes grises » qui mène au guichet d’accueil.
9h15: j’atteins le guichet d’accueil, où le préposé vous donne un ticket numéroté et la liste des documents nécessaires « à vérifier soi-même », sous-entendant le risque d’attendre pour rien si tout n’y est pas…
Un coup d’oeil sur le ticket, j’ai le n° 192. Direction la salle d’attente, où 2 TV diffusent les JO de Vancouver. Il y a 3 numéros sur le tableau d’appel, l’un concerne la caisse, le 2e les permis et le 3e les cartes grises. Joie, bonheur, on en est pas encore à 100 : ça promet ! De plus, j’apprendrai en cours de route (enfin, d’attente) que les pros disposent de numéros prioritaires, ce qui explique que les numéros d’ordre ne défilent pas régulièrement: on appelle le 134, puis le 29… Vers 11h, la file d’attente pour les CG est fermée : il y a assez de monde pour terminer la journée, les autres reviendront lundi!
Il y a une machine à café à l’étage, les JO à l’écran, la léthargie s’empare de moi au fur et à mesure que passent les heures. Le pire est quand on arrive à 12h, et que les numéros ne défilent presque plus, pause déjeuner oblige. Enfin, le 192 arrive à l’écran, il est presque 15h ! Le temps de saluer la dame, visiblement très stressée, et elle prend mon dossier, à peine le temps de me regarder et elle pianote sur son clavier. Premier point positif, je n’ai eu aucune remarque, donc mon dossier est complet : ouf, on a toujours un petit doute… C’est là que tombe la bonne nouvelle : « il y a un souci à l’écran, il y a un doublon, je fais les photocopies et je reviens », me dit-elle. Au guichet d’en face, un monsieur fait scandale : il est là depuis le matin, et on n’a pas pu le satisfaire, puis c’est au tour d’une jeune femme à qui personne ne peut ou ne sait répondre… Ambiance ! Après un quart d’heure environ, la préposée qui s’occupe de mon dossier revient avec les précieuses photocopies, m’expliquant qu’il n’y a qu’une machine pour tout le monde, c’est pour ça que c’est long. Me voilà rassuré… jusqu’au moment où, lorsque la dame tente de ressaisir les données de mon dossier, elle m’annonce que le problème est toujours vrai, et m’explique : « il y a eu une erreur en Ardèche (préfecture d’origine de ma moto), un autre véhicule porte la même immatriculation que votre moto, il faut qu’on fasse une enquête, on vous appellera quand on aura la réponse, et vous reviendrez retirer votre carte grise. Là, il est 15h30, je suis à la Préfecture depuis 8h ce matin, et je repars bredouille, en sachant qu’il faudra revenir ! Avec la promesse de ne pas refaire la queue, mais quand même : il faudra reprendre une demi-journée, ou faire passer un tiers avec une procuration…
PROGRES LIMITE
En fait, avec l’ancien système, en pareil cas, l’informatique des préfectures affichait le véhicule en doublon, et le problème pouvait être réglé en « direct-live ». Avec le SIV, le doublon n’apparaît plus, et il faut « enquêter » auprès de la préfecture d’origine pour résoudre l’erreur commise… Le SIV est donc un progrès si tout va bien, mais génère de nouveaux problèmes dans le cas contraire…
Ce qui est sûr, c’est que la prochaine fois, je confierai le dossier à mon concessionnaire, quitte à le payer 20 Euros ! Avec une pensée pour ceux qui ont moins de moyens et feront la queue à Bobigny, faute d’un système parfaitement au point…
En attendant, mon nouveau jouet reste à la maison, sans carte grise, pas d’assurance, donc pas moyen de rouler : merci le SIV !




22 février, 2010 à 16:25
Je compatis… et je suis heureux d’habiter une petite ville des Alpes où l’établissement de ma nouvelle cg ne nécessite pas plus de 20 mn… aux heures de pointe. Ceci dit, où trouves-tu à faire du trial dans le 93 ?!