[News] Horex VR6, la nouvelle allemande
juillet 2, 2010 9:22 NewsL’architecture du 6 cylindres de la future Horex est très proche de celle des VR6 Volkswagen, partenaire du projet. Ces moteurs V6 voient leurs cylindres disposés en quinconce et non en vis-à-vis, ce qui permet de rendre le V6 beaucoup plus étroit et donc compact, l’angle entre les deux bancs de cylindres étant de seulement 15° ! Pour rappel, le V4 d’une VFR 800 est à 90° et celui d’une RSV4 est à 65°. Cette solution a permis de faire rentrer un gros moteur sous le capot d’une compacte type Golf, et désormais un V6 dans une moto, grâce à un encombrement proche d’un 4 cylindres.

Le moteur de la Horex possède des caractéristiques ébouriffantes. 6 cylindres, 1 218 cm3, 3 ACT, 18 soupapes (trois par cylindre, deux à l’admission, une à l’échappement), le tout regroupé sous une seule culasse. Horex annonce 200 ch à 8 500 tr/min et plus de 15 mkg de couple. Pour un 1 218 cm3 ? La recette : un compresseur Rotrex C-Series entraîné par le vilebrequin gave le moteur : une solution quasi indispensable pour résoudre les problèmes d’admission qu’implique cette architecture très particulière, qui empêche de placer des conduits verticaux… Avec un poids annoncé de 239 kg, la belle (la bête ?) a de sacrés arguments.
Aussi, la partie cycle n’est pas en reste. Grosse fourche inversée de 50 mm, monobras copieux, freinage ABS et étriers radiaux (4 pistons à l’avant, 2 à l’arrière) et des pneus aux dimensions somme toute contenues : 120/70 ZR 17 Av et 190/55 ZR 17 Ar. La vitesse est limitée électroniquement à 250 km/h, comme sur la plupart des grosses berlines allemandes. La transmission est confiée à une boîte à 6 rapports et une courroie.

Et l’habillage dans tout ça ? La ligne hésite entre néo et rétro. Le style est résolument moderne, notamment les jantes alu, le bloc moteur et la ligne d’échappement avec ses trois silencieux côté droit. Mais certains détails demeurent délicieusement rétro, comme les trois compteurs ronds, la selle en cuir marron avec ses surpiqûres ou encore les sorties d’échappement rappelant les motos des années 70. La marque, qui renaît de ses cendres grâce à deux industriels, Clemens Neese et Franck Fisher, pourraît commercialiser cette moto à un tarif de l’ordre de 20 000 €. Sa présentation officielle, au Salon Intermot de Cologne lèvera le voile sur ces données encore inconnues. La commercialisation ne se fera, elle, pas avant la fin 2011.
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