[En kiosque] Moto2 236 !

Kiosque, Le Mag 1 Commentaire

Amis motards, votre magazine favori est en kiosque à partir de demain ! Enfin, votre magazine… votre nouvel outil interactif dédié à la moto devrais-je dire !

001-Couv 236 OK_001-Couv 233 Lire la suite…

[Edito] Moto2 232 – La moto des jours heureux

Edito Aucun Commentaire

EDITO MOTO2 232 – Novembre 2009

Ne cherchez pas de rapport entre ce titre et une vieille chanson de Gérard Lenormand, il n’ y a aucune nostalgie dans mon propos. Mais les nouveautés 2010 qui arrivent chaque jour portent en elles les indices d’une époque plus facile. En fait, c’est une autre chanson, pas plus récente, d’Yves Simon celle-là, qui décrit le mieux mon sentiment : « Dans la rue y’avait le tonnerre, le monde était en guerre, sur les ondes longues on passait Schubert ».Comme indifférentes à la situation, les motos se suivent dans un défilé décalé, un peu comme si les mannequins d’un grand couturier exposaient la mode de demain dans les favelas de Rio. J’exagère, je caricature, mais y a un peu de ça. Regardez ce qui se passe chez Harley-Davidson. Montré comme un exemple de réussite économique formidable pendant dix ans, une des marques les plus rentables du secteur moto, quelques mois de crise ont suffi à la forcer à supprimer plus de 2 000 emplois et à la contraindre de fermer Buell. Celle qui était sa division sportive mais aussi son laboratoire d’idées, s’est brutalement métamorphosée en danseuse encombrante. Cruelle réalité ! Honda présente une VFR 1200 qui est un vrai pari sur l’avenir avec ses solutions hi tech, la même année où sont décidés son retrait de la F1, son forfait pour tous les salons dans le monde hormis Tokyo, où il faut serrer les budgets des filiales, et stopper la production du site espagnol racheté à Montesa. Avant Honda, Yamaha et Suzuki ont mis en chômage technique leurs usines situées en Espagne, conséquence d’un marché intérieur en chute libre.À l’image de touristes qui rentrent des Seychelles ou de Tahiti, en bermuda et sandales, un petit matin d’hiver frileux à Roissy, les nouveautés qui se présentent pour 2010 semblent venir d’un autre temps. C’est que ça ne se décide pas en trois mois une nouvelle moto. Il faut déjà définir son objectif, bien analyser son univers de concurrence, recouper les attentes supposées de la clientèle qu’elle veut atteindre, puis passer à l’étude technique, constituer progressivement le puzzle. Il faut construire des protos, les mettre à l’essai, corriger leurs défauts, puis valider le tout, fabriquer l’outillage spécifique, bref il faut au minimum trois années entre la décision de lancer un nouveau modèle et sa présentation officielle. Entre temps il a pu se produire plein d’événements imprévisibles. La mode, le prix des carburants, la parité des monnaies, le contexte économique, tout est susceptible de changements.
Les nouveautés sur lesquelles reposent les espoirs des constructeurs pour demain s’accordent aussi bien avec notre époque qu’une tenue de soirée pour un barbecue à la campagne. Ça n’a d’ailleurs pas grande importance. Objet échappant au rationnel s’il en est, la moto ne répond à aucune logique. Quand le marasme économique plaiderait pour des achats raisonnables, plus rationnels, ce sont les modèles les plus luxueux qui s’en tirent le moins mal. Un paradoxe qui devrait inciter à la mise en chantier aujourd’hui de modèles ciblés « crise » pour 2012, annoncée comme l’année du retour de la croissance. Je ne tenterais pas le pari. En revanche,c’est peut-être le bon moment pour réfléchir au futur dela moto, à sa place dans la société et aux formes qu’elle pourrait prendre pour mieux coller au réel, sous peine d’être un jour prochain considérée comme le témoignage décadent d’une époque révolue.


Moto2 232, en vente chez votre marchand de journaux dès le jeudi 29 octobre 2009

[Edito] Moto2 231 – Un p’tit air de fête

Edito Aucun Commentaire

UN P’TIT AIR DE FETE

Privé de sa grande messe bi-annuelle, le petit monde de la moto s’est consolé avec un office plus modeste qui a délaissé la cathédrale de la Porte de Versailles pour une petite chapelle perdue au milieu du bois de Vincennes. A l’intérieur, pas de grandprêtre pour revigorer une foi chancelante, ni “d’enfantes de choeur” triées sur le volet pour tenter de magnifier un nouveau modèle que les photographes auraient pu rater.Le premier Festival de la Moto n’a pas l’envergure d’un événement international, c’est un beau salon régional sans plus. Mais il y règne une ambiance sympathique, presque enjouée, comme si tout le monde était heureux de se retrouver à l’aube d’une intersaison qui menace d’être rude.
L’équipe de Wilde Spirit Event, à l’initiative de cette manifestation, a visé juste. En cette année de crise, elle a imaginé qu’à défaut de Mondial, un salon étalé sur trois jours au lieu de dix, moins coûteux pour les exposants comme pour le public, pouvait trouver sa raison d’être. Cela, malgré l’absence quasi assurée de vraies nouveautés, celles-ci étant désormais promises au salon de Milan en novembre. L’affaire n’était donc pas gagnée d’avance et c’est avec un léger scepticisme qu’on s’est rendu au Parc floral de Vincennes. On en est ressorti avec le sourire.
Premier bon point, le prix d’entrée à 5 €. A l’intérieur, ce n’est ni le gigantisme ni le luxe auxquels la Porte de Versailles nous a habitués. Mais les stands sont bien garnis. Les gammes des principaux constructeurs sont là, au complet, et on trouve même des préparateurs ou
des équipementiers qui avaient déserté Paris, trop long, trop cher. Mais le meilleur, c’est l’ambiance. Relax, conviviale, avec sur les stands des gens disponibles qui semblent prendre plaisir à discuter avec les visiteurs.
Comme si le caractère plus humble de la manifestation
leur permettait d’être plus naturels, moins guindés.
Pour les amateurs de courses de vitesse, l’espace Continental Circus est un véritable petit bonheur.
Seul regret, le fait qu’il faille de nouveau sortir 5 € de sa poche a probablement dissuadé pas mal de gens de franchir la porte alors que ça valait vraiment le coup de le faire. A l’intérieur, une sélection de très belles motos, dont certaines très rares, couvrant les années 60, 70 et 80 et de nombreux pilotes de ces années fastes de la vitesse en France : Sarron, Bertin, Baldé, Guignabodet, Alain Michel, Saul, Rigal, Plisson, Husson, Fau, Guilleux, plus les amis suisses Coulon et Freymond et deux stars illustres, Redman et Agostini. Dehors, sur la scène de la Joe Bar One, c’est Christophe Guyot qui fait grimper sa Gibson LP série spéciale 94 dans le rouge aux côtés du groupe Satisfaction. Chez Shark, ce sont De Puniet, Laconi et Cluzel qui discutent à bâtons rompus avec les visiteurs venus voir leurs idoles de près.
Samedi soir, alors que la nuit est tombée, les chanceux qui traînaient encore dans les parages ont pu approcher et discuter avec les pilotes du Continental, venus boire un verre au comptoir du Joe Bar Café. Vous imaginez, tailler le bout de gras avec Ago et Sarron autour d’un demi… Cette proximité assez rare a donné à ce “petit” salon de la moto le côté fête qui manquait si cruellement aux dernières éditions du Mondial parisien. Au lendemain de l’événement, il est difficile de dire si le Festival du parc floral a connu l’affluence espérée ou non. Mais ceux qui y sont venus, spectateurs comme exposants, ne l’ont apparemment pas regretté. Ce qui est certain, c’est que la moto a besoin d’occasions comme celle-là, où on puisse se retrouver dans une ambiance qui reflète ce qu’elle représente dans la vie, un plaisir et une ouverture vers les autres.Eric Maurice

Moto2 231, en vente chez votre marchand de journaux dès le jeudi 1er octobre 2009

[Edito] Moto2 230 – Plaisir au rabais

Edito 1 Commentaire

LA BELLE AFFAIRE…

Edito Moto 230La moto n’a pas échappé à la crise et risque d’en souffrir encore un bon bout de temps. Avec des conséquences multiples. En cette période de rentrée où traditionnellement les constructeurs dévoilent leurs premières nouveautés, on pense bien sûr à l’annulation du salon de Paris annoncée au printemps.
Plus récemment, on a appris la décision de Honda de renoncer au salon de Milan. Devenue l’unique occasion… (lire la suite)

Lire la suite…

[En Kiosque] Moto2 229 – Le double de plaisir(s) !

Kiosque Aucun Commentaire

DU FUN, DE LA PERFECTION ET… DES RADARS

Couverture MOTO2 229 - juillet/aout 2009Numéro double d’été (juillet/août) Lire la suite…

[Edito] Moto2 229 – Besoin d’air

Edito Aucun Commentaire

Besoin d’air

Paris est devenue une ville infernale pour les deux roues à moteur. Les parisiens vous répondront que c’est de la faute aux motos et aux scooters qui, à force de se croire au-dessus du code de la route comme des plus élémentaires règles de bonne conduite à l’égard des autres, se voient progressivement interdits de séjour à l’intérieur de la capitale. C’est pas totalement faux ! Toujours est-il qu’entrer dans Paris aujourd’hui est devenu un véritable parcours du combattant. Un exercice pénible, mais surtout très périlleux.Rouler en ville n’est jamais facile, mais il y a une logique à la circulation. De la manière dont l’aménagement de la voirie parisienne a progressivement évolué, cette logique a totalement disparu. Ou plus exactement, il n’existe plus qu’une logique, identique pour tout le monde, celle du véhicule prisonnier des embouteillages.
Le rétrécissement des chaussées par l’élargissement des voies de bus, parfois aggravé par la construction d’une banquette de 70 mm de large, sorte de trottoir bas, imprévisible quand on suit une file de voitures, mais suffisamment haut pour vous foutre par terre si votre roue avant ripe dessus, a mis les motos au même rang que les autos, celui d’engins stupides condamnés à brûler du carburant pour rien. Seule issue pour échapper à cet univers abruti et déprimant, désobéir et prendre des risques. Le plus courant et le plus dangereux consistant à aller au-delà de la séparation entre les voies pour affronter le flot qui vient à contre sens. Suicidaire, mais c’est ça ou mourir asphyxié ! Et si par bonheur vous parvenez à destination, ne pas se croire à l’abri des tracas, tant la verbalisation pour stationnement sur les trottoirs s’est généralisée. Que votre moto gêne ou pas le passage des piétons.Paris n’aime pas la moto et ne veut plus de motards chez elle. A l’opposé de cette hostilité affichée, il y a des régions en France qui multiplient les efforts pour attirer les motards. Des initiatives souvent officielles menées par les offices de tourisme qui vantent la beauté des sites, la qualité de l’accueil et du réseau routier. L’idée étant d’attirer du monde dans des coins souvent à l’écart des grands axes. Quand l’automobiliste file le plus directement possible vers sa destination, évite les routes qui tournent et font vomir les enfants ou vous obligent à suivre camping-cars et caravanes s’époumonant dans les montées de col, le motard aime partir à la découverte et mettre ses roues là où personne n’ose aller. Outil de liberté pourchassé à Paris, la moto est chez elle dans les coins reculés de France. Nous l’avons vécu l’an dernier pendant trois journées mémorables en Auvergne, cette fois c’est le Comité Départemental du Tourisme de l’Isère qui nous a invités à plonger au cœur du Vercors.L’occasion de passer deux grandes journées de moto sur des routes magnifiques et de lier connaissance avec Georges et Anne Marie, les patrons du Jorjane où l’on est impatient de retourner. Profitez des beaux jours, des vacances pour ceux qui en ont pour aller vers la France qui vous veut du bien. C’est souvent là qu’elle est la plus belle, ce qui ne gâche rien. Bonnes vacances, on se retrouve en septembre. Eric Maurice

[Edito] MOTO2 228 – Salade de saison

Edito, Essais Aucun Commentaire

Y’A DES FOIS…

  • La Sécu n’a plus de sous. Elle refuse de considérer ma chute à Mireval comme un accident du travail. Pourtant je jure que je n’étais pas en vacances…
  • Maudites fractures qui me privent de l’essai de la Ducati Streetfighter sur le fantastique circuit Ascari, dans le sud de l’Espagne. Benoît en revient emballé par la moto et par le circuit. Le malheur des uns…
  • Ça continue. Cette fois c’est l’Aprilia RSV4 que je rate. Vous imaginez ? La frustration s’amenuise en apprenant qu’il a plu toute la journée sur le circuit de Misano Adriatico. Ils étaient tous sur des oeufs. Y’en a même qui ont fait des omelettes. Heureusement, pas Guillaume (Mongin) qui revient avec des accents d’enthousiasme dans la voix.  
  • Mme Merli, déléguée à la Sécurité Routière a promis une large concertation pour évoquer le problème des deux roues. On parlait d’avril, mais on est sans nouvelles du rendez-vous. Poser des lapins devient une manie. Métallos d’Arcelor-Mittal à Florange, contestataires du LKP en Guadeloupe, motards et scootéristes de métropole, l’état vous aime mais ne tient pas à vous voir. Dernière Heure ! Je suis rien qu’une langue de vipère, la réunion est finalement programmée au 5 juin. Une soixantaine de personnes serait conviée mais seulement une petite dizaine du milieu purement motard. Alors qui sont les autres ?
  • Une journée de formation a été organisée pour les M. Moto départementaux. Le M. Moto national n’était pas convié. Du coup il a demandé sa mutation.
  • Pour la première de la Joe Bar One à Lédenon, il n’y avait que 8 “motos délire” à se présenter aux vérifs, et seulement six à pouvoir prendre la piste. Dommage, mais avec la crise… On nous promet du renfort pour Carole en juin.
  • A cause d’un pneu avant sournois, notre CBR 600 ABS a fait un double saut périlleux en tout début d’essai sur le circuit de la Ferté Gaucher. J’avais déjà raté la présentation de l’ABS Sport de Honda un mois plus tôt, because ma chute à Mireval. Caramba encore raté. Très élégamment, Honda n’a pas hésité à nous prêter une CBR de remplacement au pied levé. Mais c’était un modèle sans ABS.
  • Perdu ma carte d’identité dans l’avion de Barcelone, pour l’essai de la Triumph Thunderbird. Le retour sur Paris risque d’être compliqué. C’est pas ça qui va me gâcher le plaisir de rouler sur le gros twin de 1 600 cm3.
  • Qu’apprends-je ? La loi des 100 chevaux, cette scélérate exception française qui nous interdit l’accès à des motos vendues librement dans le reste du monde, carotte brandie par Mme la déléguée qui se dit prête à envisager son abrogation contre des promesses de bonne conduite des motards français, eh bien cette loi s’éteindra d’elle même en 2012, Europe oblige.
  • Le Mondial du 2 roues, notre salon national, n’aura pas lieu cette année. S’il est vrai qu’à Moto2 on ne s’est pas gêné pour formuler des critiques à l’encontre de la dernière édition, tristounette et ronronnante, la suppression du grand rendez-vous de septembre a un goût étrange. D’autant plus que l’organisateur avait consenti de gros efforts pour relancer l’événement et n’avait pas hésité à tenir compte des récriminations des uns et des autres. C’est la crise, sans aucun doute, mais c’est justement parce que l’époque est morose qu’il faudrait penser aux occasions de rêver un peu…
  • Le Grand Prix de France a rarement souri aux pilotes français. Cette édition n’a pas échappé à la tradition. Aux essais De Puniet a freiné sur une bande blanche encore humide et s’est pris un joli volume. En 89 j’ai vu Sarron commettre la même faute à Spa, sauf que c’était en course et qu’il était devant toute la meute des 500…
  • J’avais dit que je passerai juste pour trinquer avec eux. En fait je suis resté à dîner avec la bande des amis de Gérard Jumaux en pleine préparation du rendez-vous de Croix. Au retour je vais me prendre l’orage sur la tête, mais c’est pas grave j’ai du soleil dans le coeur…
  • Rencontre imprévue chez Anne Marie (Jumeaux), Micou, fraîchement retraité de MJ est venu en voisin. Micou, on se connaît depuis 35 ans dont 20 à bosser ensemble, vous imaginez les souvenirs…
  • Rebelote le lendemain. Je me prends trois grosses draches dans la journée mais l’après-midi passée avec Giglio relègue mes pieds trempés au rang de désagrément négligeable. Dans la discussion j’apprends qu’en me regardant pousser ma TZ pendant une heure dans le paddock du Mans, Christian s’était fait la réflexion : « quel poireau, ce Momo » ! C’était en 83 et mon allumage venait de me lâcher…
  • Incroyable, aujourd’hui il fait soleil. Du coup je vais prendre la Street et faire rugir le trois pattes.

Eric Maurice

« Articles Précédents