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Portrait de la Fédération française des motards en colère

23 octobre 2018

La FFMC, cette association loi 1901 de motards en colère, se fait rarement discrète : nouvelles réglementations, manifestations, négociations…

Elle sait se faire entendre et fait partie intégrante de l’univers du deux-roues. Mais comment est née cette organisation contestataire et fervent défenseur des motards ?

La motophobie déclenche la colère des motards

Cet organisme est né de mouvements contestataires entamés en 1978. La première manifestation s’est tenue le 22 septembre 1978 place de la Bastille, avec un seul mot d’ordre : liberté. À l’époque, Christian Gérondeau, délégué à la Sécurité routière, désigne les motos comme les principales coupables de la mortalité routière et souhaite mettre en place une série de mesures : interdiction des machines de plus de 750 cm3, accroissement de la pression fiscale… Taxé de motophobe, il déclenche la colère des motards.

La FFMC naît en février 1980

À la fin des années 70, La Fédération française de motocyclisme (FFM) est spécialisée dans le sport moto et n’est pas impliquée dans les préoccupations quotidiennes des usagers de la route. D’où le besoin de créer un organisme proche des « motards lambdas ». De plus, de nombreux mouvements de motards se forment, mais sont trop petits pour se faire entendre. Ainsi, en février 1980, on assiste à la naissance de la FFMC, association à but non lucratif, avec comme objectif principal d’insuffler une portée nationale aux revendications des motards.

La victoire sur la vignette en 1981

La FFMC enregistre sa première grande victoire dès 1981. Après moult manifestations et des slogans très durs (« Le motard ne meurt pas, on le tue », « Le motard n’est pas une vache à lait »), la vignette obligatoire pour les cylindrées de plus de 750 cm3 est retirée.

Cerise sur le gâteau, Pierre Mayet, le nouveau délégué interministériel à la SR, accorde une légitimité à la FFMC en la conviant à la table des négociations de la Sécurité routière.

Réforme du permis en 1983

Le mouvement prend de l’ampleur et lance de nombreuses actions, basées notamment sur la solidarité : création d’une mutuelle, élaboration d’un journal moto indépendant, coopérative d’achat d’équipement… En 1983, une avancée de taille voit le jour. Le permis est réformé : désormais, il ne faut passer qu’un seul examen (au lieu de trois) pour être habilité à conduire tous types de deux-roues (A1, A2 et A3).

En 1988, la FFMC est l’un des membres fondateurs de la Fédération européenne des motards, actuelle Fédération des associations motocyclistes européennes (FEMA) : sa légitimité et sa renommée deviennent internationales.

1983 : Naissance de la Mutuelle des motards. En 1983 apparaît la Solidarité mutuelle des usagers de la route, agréée par le ministère des Finances et aujourd’hui baptisée Mutuelle des motards. Cette création représente une reconnaissance importante, qui permet de considérer les pilotes de motos, y compris les jeunes, comme des conducteurs responsables.

Une crise passagère

À la fin des années 80, la FFMC traverse une crise : de nombreux motards lui tournent le dos, découragés par des revendications complexes et non entendues, et par certaines luttes internes au sein de l’association. Mais cet essoufflement ne durera pas. Au cours des années 90, de nouvelles forces vives veulent lutter contre les mesures proposées par les pouvoirs publics (permis à points, TVA sur les équipements, taxes sur les carburants…). La FFMC reprend du poil de la bête et crée même plusieurs emplois.

10 000 adhérents et de nombreux partenaires

Aujourd’hui, cet organisme se définit ainsi : « La FFMC agit pour promouvoir la pratique de la moto dans de meilleures conditions de sécurité. Selon nous, cette défense passe également par celle de valeurs telles que la solidarité et les libertés. » Forte de 10 000 adhérents, elle est composée d’antennes départementales, d’associations et de partenaires (Moto magazine, Mutuelle des motards…). Et derrière la colère se nichent également des actions en faveur de la sécurité routière : campagnes de prévention, d’affichage et formations afin de sensibiliser les motards aux dangers de la route…

La colère de la FFMC se fait toujours entendre

Mais, bien sûr, elle est surtout réputée pour ses actions contestataires, continuant de se battre pour que les droits des motards ne soient pas réduits et que la conduite en deux-roues reste un véritable plaisir. Et cela paie. Récemment, elle s’est félicitée de la mise en stand-by du projet concernant le contrôle technique obligatoire, en pourparlers depuis plusieurs années, ou encore de la suspension de l’obligation de porter des brassards rétro-réfléchissants. Deux combats dans lesquels elle s’est lourdement investie.

Cependant, la FFMC n’est pas prête de baisser les bras, les motards étant trop souvent oubliés !

 

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